L’AGIT VOUS SOUHAITE 2020 SOLIDAIRE ET DEBOUT

« Le but de notre vie c’est d’éviter tout ce qui est mesquin et illusoire, tout ce qui empêche d’être libre et heureux. Davaï ! Nous sommes irrésistiblement attirés vers l’étoile qui brille là-haut. »
Anton Tchekhov – Lettre de Yalta

En 2020 L’AGIT fête ses trente ans, pour l’occasion l’Agit  a décider de célébrer une nouvelle fois Anton Tchekhov.
Les écrits de Tchekhov ont peu à peu, sur les trente années de son existence, tissé une trame au travail de l’Agit. Des nouvelles adaptées dans le Cabaret Tchekhov (1996), jusqu’au film de Léa Fehner Les Ogres (2015), ses textes nous ont nourris, emmenés, soutenus, aidé à comprendre même notre métier.
Anton Tchekhov, compagnon de route de la compagnie, se retrouve cette année encore au cœur de la création agitée.
La densité et la richesse de ses nouvelles s’y prêtent, leur actualité nous aimante.
Paradoxe ? Celui qui fut appelé le « spectateur désenchanté », « le chanteur de l’ennui », « le pessimiste d’une fin de siècle », peut-il être un maître à penser ?

Nous pourrons en débattre ensemble à la faveur d’un bord de scène ou en battant le pavé !
D’ici là bonne année !!!

 

Et pour vous mettre l’eau à la bouche :

« Nous ne voyons pas, nous n’entendons pas ceux qui souffrent, et tout ce qu’il y a d’effrayant dans la vie se déroule quelque part dans les coulisses. C’est une hypnose générale. En réalité, il n’y a pas de bonheur et il ne doit pas y en avoir. Mais si notre vie a un sens et un but, ce sens et ce but ne sont pas notre bonheur personnel, mais quelque chose de plus sage et de plus grand. »
Groseilles à maquereaux 1898 – Anton Tchekhov

« Il se peut aussi que cette vie d’aujourd’hui dont nous prenons notre parti, sera un jour considérée comme étrange, inconfortable, sans intelligence, insuffisamment pure et, qui sait, même coupable.  »
Les 3 soeurs – Anton Tchekhov

« …quand j’entends bruire ma jeune forêt que j’ai plantée de ces mains-là, j’ai conscience de ce que le climat, lui aussi, est un tant soit peu en mon pouvoir, et que si dans mille ans les hommes sont heureux, eh bien j’y serai aussi, un tant soit peu, pour quelque chose. Quand je plante un jeune bouleau, que je le vois se couvrir de feuilles et se balancer dans le vent, mon âme s’emplit de fierté. »
L’Homme des bois – Anton Tchekhov