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Notre projet artistique
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A l’ère de la mondialisation nous sommes de plus en plus de nulle part et de partout, et, confusément, le monde se présente maintenant comme étant le nôtre, à tous, avec sa communication et son écologie planétaire. Mais il reste que nous avons besoin de savoir - ou de retrouver - de là où nous venons. Comme il est difficile aujourd’hui de parler de racines sans avoir l’impression de renvoyer chacun dans son ghetto en créant des communautarismes, nous préférerons parler d’Histoire(s) tout en cherchant à en dénouer les zones d’ombres.
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Des créations nourries par nos rencontres... Nos créations se nourrissent et se déduisent des rencontres avec les personnes avec qui nous travaillons tout au long de l’année.
Notre projet artistique se développe depuis des années autour du rapport entre les générations, en s’appuyant sur notre public, que nous rencontrons sur nos spectacles mais aussi en dehors de la représentation, dans nos activités pédagogiques de transmission et d’échange. Au contact avec des populations et des environnements divers (quartiers, campagnes, hôpitaux, prisons…) nous essayons d’être en lien avec la réalité sociale du moment pour y puiser la veine populaire de notre théâtre.
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...autour de thémathiques fortes... Nous avons d’abord travaillé sur le rapport au père dans notre société moderne au cours d’ateliers d’écriture et d’ateliers théâtre au collège E.Zola et dans le quartier Empalot à Toulouse.
Ce travail s’est concrétisé par l’écriture de « Poucet » d’Alain Gautré et sa création en 2001.
Autour des fratries et des drames familiaux François Fehner écrit « Eugène le Choisi » en 2003 qui est l’exhumation de la mémoire d’un homme ballotté entre le choix de sa mère et l’histoire. Cette pièce parle d’Eugénisme et aborde déjà le thème de la mémoire et des cas de conscience (mémoire sociétale et sociale, et leur relation avec la mémoire familiale et individuelle)
« Os Court (Les Louves) », toujours dans une confrontation à la mémoire, développe le lien entre les générations.
Aux différents âges correspondent différents territoires. Si les vieux restent souvent attachés à leur terroir, les jeunes générations ont les yeux ouverts sur le monde. C’est là qu’intervient le fond des âges (Lysistrata dans le Cabaret Rose et Noir; Contes inuit ou Mexicains dans « Os court »), archétypes et archéologie humaine nous appellent à explorer ce qui nous réunit au monde entier par l’itinérance et l’international (Mexique, Niger, Canada).
Cette nécessité de transmettre, la volonté de rapprocher nos âges, d’être en contact intime avec l’un et l’autre, c’est pour mieux vivre, ou, comme le disait un spectateur de Figeac à propos d’ « Eugène », pour aider à souffrir moins.
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...pour un théâtre de l'intime... Notre recherche c’est un théâtre de l’intime, de l’invisible et du caché, un théâtre des tremblements quotidiens, de la dispute, du creuset souffrant, du combat et de la résistance privée. Nos fictions viennent du quotidien, ne prouvent rien mais questionnent le « lieu commun», l’idée reçue, le faux problème.
Pour être mémoire de la crise, de la crise de la mémoire, entre mensonge et transmission, l’Agit soulève les jupes de son chapiteau pour dévoiler l’intime des familles, des histoires et des secrets.
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...mais aussi pour un théâtre éclaté à la découverte Ce sont des projets mélanges, des projets mixages, des projets couleurs, autour des cabarets de l’agit. Ils sont bâtis autour d’idées fortes, autour des luttes , de l’esclavage, des grands mouvements sociaux, philosophiques et poétiques. L’agit innove, redécouvre, à travers le théâtre itinérant et autour de la rencontre de compagnies de France et d’ailleurs, le plaisir du voyage. Ce sera à l’occasion des bivouacs des théâtres voyageurs, une tournée de 3 mois en Auvergne, Lorraine et PACA . Puis en Décembre 2006, le Niger, pour une recréation du « cabaret rose et noir ». Et puis plus proche, avec des compagnies d’Ariège, il y a eu un « cabaret poétique engagé » en Mai 2005, dont la suite naturelle sera, au Printemps 2007, un « cabaret déchaîné » où sera fait un sort à toutes les chaînes qui nous entrave.
Ces cabarets sont une façon de se confronter, à travers notre art, avec des équipes que l’on découvre et avec lesquelles nous nous engageons dans la voie de la mutualisation.
Le « Cabaret » c’est d’abord un argument scénographique amenant le public sous chapiteau à une invitation festive et conviviale autour d’une table, pour venir y déguster un argument, un propos. La forme est volontairement ouverte, associant chant, musique, danse et littérature. Sa matière est volontairement utopique autour d’un théâtre de la réconciliation où tous les acteurs recherchent avec le public une vibration commune. Le jeu est adressé, le public est convié pour une balade réflexive et surprenante à travers des textes d’auteurs. Elle est aussi politique, par sa forme populaire, par son contenu de révolte et par la rencontre d’équipes avec lesquelles ont fait un « contrat » de mutualisation « pour le meilleur et pour le pire » sur un principe de plaisir et de confiance « à priori ».
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Mise à disposition de chapiteau L'Agit loue son chapiteau en dehors de ses périodes d'implantation... |
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"Une Tempête" se crée... En compagnie de Folavril pour la prochaine création qui verra le jour à l'automne 2008. |
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